L’aigle royal de L’Impératrice

Oct 6, 2017 Par

L’aigle royal de L’Impératrice

 

Il faisait très beau ce jour là. Pas un nuage dans le ciel. Je levais la tête pour jouir de cette beauté de la nature, de ce calme presque majestueux qui rendait mon âme tranquille et attentive. A cet instant, je vis un aigle fendre le ciel, les ailles déployées. Avec la rapidité d’un éclair, il se posa sur la main tendue et gantée d’une femme.

 

Elle était magnifique dans sa robe rouge pourpre ornée d’un collier en pierres précieuses. Il brillait sous le soleil éclatant de cette journée de printemps. Ce spectacle était splendide. Des boucles blondes flottaient légèrement sur sa robe. Ses yeux verts semblaient aussi profonds qu’un lac de montagne. Elle regardait l’aigle qu’elle avait appris à maitriser.

 

Instinctivement, je me redressais. J’avais très envie d’aller voir cette femme de plus près, mais elle m’impressionnait, et je n’osais m’approcher.

 

Quelques jours plus tard, j’appris qu’il s’agissait d’une femme qui régnait sur cette région. C’était une Impératrice, une femme de tête. Lorsque les habitants me racontèrent son histoire, j’étais tour à tour captivée, effrayée et emmerveillée…

 

 

La petite Impératrice

 

Elle était née dans le palais d’une famille impériale. La beauté de ce palais était éblouissante, mais la rigueur de la vie que l’on y menait n’en était pas moins extrême.

 

Petite fille, elle devait obéir et se soumettre à une discipline de fer. Chaque heure du jour était réglée par des obligations précises pour se préparer, prendre ses repas apprendre ses leçons, et tout cela dans un ordre précis.

 

Elle devait respecter un assez lourd protocole alors que son tempérament la portait à remuer beaucoup, à chanter, à danser. Elle se faisait constamment reprendre et sévèrement corrigée. Elle adorait chanter, mais elle n’en avait le droit que dans un lieu précis et à une heure déterminée, sous le regard d’un maitre.

 

Les remontrances ne changeaient en rien son instinct de vie puissant qui la portait à parler fort, à crier, à chanter ou à danser.

 

 

L’Impératrice prisonnière

 

Son père, informé de son comportement, se mit en colère et, un jour, il l’enferma dans la tour humide et froide du palais impérial. Elle criait, cognait de toutes ses forces sur la lourde porte en bois. Mais personne ne l’entendait.

 

Elle restait ainsi enfermée pendant des jours et des jours. Peu à peu, elle sentit tout se refermer en elle : son ventre se serrait, son coeur n’était plus qu’une brûlure terrible. Sa gorge se nouait. Aucun son n’en sortait plus. Elle avait l’impression de mourir à petit feu, de s’éteindre. Le désespoir envahit tout son être, ses moindres pensées étaient noires comme la terre humide de la forêt. Elle avait de la peine à respirer. Son souffle était court.

 

Un jour, longtemps après, son père daigna ouvrir la porte pour la laisser sortir de sa prison. Elle était pâle. Ses yeux verts semblaient éteints. Elle ne parlait plus : aucun mot ne sortait plus de sa bouche…

 

Elle resta ainsi des années dans le silence, comme emmurée dans une prison invisible. Son entourage s’inquiétait et cherchait des moyens de la divertir. Mais rien n’y faisait. Elle semblait perdue, loin de tout…

 

 

Lorsque Le Mat entrait dans le Palais

 

Un jour, un drôle de personnage qui passait par là, osa demander à L’Empereur, le gite et le couvert en échange des divertissements qu’il donnait. Ce n’était pas l’habitude du palais d’accepter ce genre de marché !

 

Le Mat

Cependant, le père de la jeune Impératrice s’en voulait maintenant de ce qu’il avait fait. Il se dit que peut-être, ce personnage pourrait amener un rayon de soleil et réchauffer la tristesse de la jeune fille. Peut-être saurait-il la réveiller ? Il comptait sur elle en effet, pour régner !

 

Le porte s’ouvrit donc pour Le Mat. Les clochettes accrochées à sa colerette teintaient doucement dans les couloirs du Palais. Il s’installa et commença à chanter d’une voix puissante, une mélodie prenante.

 

La jeune Impératrice fut très intriguée d’entendre cette voix… Elle entra dans la grande salle tendue de velours rouge, et elle vit très étonnée ce personnage habillé de façon incongrue. On devinait les couleurs criardes de ses vêtements qui maintenant étaient passées. Il chantait, chantait, chantait…

 

 

Les paroles du Mat entraient profondément dans le coeur de la jeune fille. Tout son corps se mit à vibrer. Ses larmes remontaient et l’envahissaient maintenant en la réchauffant malgré la profonde tristesse qui sortait d’elle.

 

Soudain, le Mat, ce vieux “fou” se mit à chanter une chanson qu’elle avait connue toute petite. C’était une berceuse que sa mère lui murmurait le soir pour l’endormir. Elle ressentit tout le bien-être qu’elle vivait alors. Au fur et à mesure que Le Mat chantait, elle s’absorbait de plus en plus profondément dans ces sons, jusqu’au moment où elle s’endormit.

 

Lorsqu’elle se réveilla le lendemain, elle se trouvait dans son grand lit , couleur safran, avec un sentiment étrange. Pour la première fois depuis des mois et des mois, elle se sentait détendue, légère. Un rayon de soleil qui tremblait sous la fenêtre semblait la rappeler à la vie.

 

 

Un aigle qui fait des miracles

 

Parce qu’il avait souffert, Le Mat avait compris ce qui se passait pour la jeune Impératrice. Il était plein de compassion, et plus encore peut-être ! Il s’était mis dans la tête de lui faire un cadeau. Il s’arrangea pour la rencontrer dans l’immense parc qui entourait le Palais, et là, au milieu d’une vaste prairie, il lui fit découvrir l’art d’apprivoiser les aigles.

 

Il était passé maitre dans cet art. Lui, Le Mat, le vagabond qui n’avait rien, savait voir, entendre et comprendre l’aigle royal, “l’empereur des oiseaux qui symbolise la force et le courage”.

 

C’est ainsi qu’il lui fit cadeau de son aigle royal !

La jeune Impératrice apprit à le nourrir, à le faire voler, à le maitriser, à l’aimer. Il était devenu son dieu. Elle lui parlait. Ses yeux, sa gorge et ses poumons s’ouvrirent à nouveau. Elle ré-appris à parler.

 

Elle connaissait maintenant le prix et la valeur de la Parole.

 

Avec son aigle royal, elle s’élevait. Comme lui, elle regardait en face la lumière du soleil. Elle voyait avec lucidité ce qui se passait autour d’elle. Elle retrouva une majesté qu’on ne lui connaissait pas.

 

Elle règna pendant de longues années en collaboration avec son Empereur. L’aigle était devenu leur symbole, et ornait leur blason.

Elle lui parlait de ses idées. Lui les réalisait. Ils bâtissaient ainsi leur royaume.

 

Et, vous connaissez-vous la valeur des mots ? 

Pouvez-vous les exprimer ? Dites le dans les commentaires 

 

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