La Magie du Bateleur

Sep 24, 2017 Par

La Magie du Bateleur

Aimes-tu les tours de prestidigitations ?

Je les adore surtout lorsque ces tours m’envoient dans une vision complètement magique de la vie où j’ai l’impression d’être projetée dans un monde féérique plein de rêves, de soleil et de plaisir. Si tu les aimes aussi, alors tu vas aimer cette histoire..

 

Sur la place, au centre d’une petite ville inconnue, un jeune adolescent passait son temps à divertir les passants avec des tours de passe-passe, ou des excentricités de toutes sortes. On l’appelait Le Bateleur car il  arranguait les gens nonchalamment assis sur des bancs, pour les attirer dans des tours.  Les  passants adoraient regarder ses farces et écouter ses histoires. Il les faisant parfois rire, parfois rêver. Certains jours, une foule de badeaux s’agglomérait autour de sa table. Quelquefois, c’était le silence et le vide sur la place.

 

Quand Le Bateleur croit que tout est fini

 

Un jour, tandis qu’une pluie diluvienne s’abattait sur cette place – qui était devenue la sienne ! – une énorme bourrasque se mit à souffler et renversa sa table qui tenait, tant bien que mal debout, ainsi que sa besace qui restait toujours ouverte. Il vit alors, épouvanté, les précieux objets qui lui servaient pour ses tours, emportés brutalement par la tempête : quelques dés pour les jeux de hasard, plusieurs coupes rouges et jaunes, une petit couteau, sa précieuse baguette magique, ses quelques sous… et son chapeau auquel il tenait tant,  !

Il vécut ce moment comme une véritable catastrophe, car ces quelques objets bénis lui permettaient d’avoir les deniers qui lui fallait pour se rassasier et trouver de quoi vivre. Les passants lui donnaient toujours un ou deux sous qui faisaient son bonheur. Ils aimaient ce jeune “bateleur” qui animait chaque jour  cette petite place. Une fontaine l’ornait et laisser entendre le ruissellement de l’eau sur le bassin. Mais sans ce jeune bateleur, la place deviendrait bien triste, et peut-être assez déserte.

 

Il était là, assis sur le banc de la place, désespéré et nu tête sous une pluie battante : tout son petit matériel avait bel et bien disparu ! Il finit par se mettre à l’abri sous un porche car cette pluie n’en finissait pas…

Il était loin de toutes les pitreries, les farces, et les skeches qu’il était capable de faire et qui le rendaient si joyeux  !

 

Le lendemain, le soleil réapparut. Le ciel s’apaisa. Tout semblait calme. Seul “Le Bateleur” se sentait oppressé, angoissé. Il n’osait pas bouger car il savait qu’il avait tout perdu. Il se trouvait alors dans l’incapacité de divertir les passants comme il le faisait tous les jours. Qu’allait-il faire ?

 

Il était en effet seul au monde, car, il avait perdu sa mère d’une grave maladie, et son père l’avait abandonné. Il devait donc se débrouiller pour survivre. Très jeune, il aimait déjà rire, chanter et danser. Il avait appris quelques tours de magie et il en avait inventé grâce à son esprit pétillant et malicieux. Jusqu’à ce jour, il était arrivé à survivre de manière assez insouciante, comme savent le faire les enfants et les jeunes pleins de vie.

 

Cet évènement l’avait brusquement projeté dans l’enfer d’une désespérance, car tous les sentiments d’abandon, de solitude et de tristesse remontaient tout d’un coup, à sa conscience. Il déprimait… Dès lors, les passants ne le reconnaissaient même plus : sans chapeau, la tête dans les épaules, il marchait en errant, sans savoir où aller. Il se cachait pour pleurer.

 

Ce qui arriva au Bateleur en trouvant un drôle d’objet…

 

Un jour qu’il marchait dans les rues qu’il connaissait, il aperçu dans un coin, l’une de ces coupes qu’il mettait sur sa table avant cet évènement terrible. Le couvercle était par terre, un peu plus loin. Il se baissa pour la ramasser en la soulevant avec précaution. Il la tenait de sa main droite et elle lui parut alors très grande, beaucoup plus grande qu’avant. A ce moment là, cette coupe prit pour lui  une importance incroyable ! Son humeur changea immédiatement, car il était maintenant comme totalement absorbé par cet objet.

 

Un moine errant qui passait par là éleva sa lanterne pour voir de plus près ce qu’il y avait dans la coupe de ce jeune. Mais il n’y avait rien. Tous deux se trouvaient au milieu de la rue, en silence, le vieux moine appuyé sur son bâton et le jeune qui se sentait à la fois vide comme sa coupe, et calme pour la première fois depuis bien des jours.

 

Sans dire un seul mot, les voilà partis tous les deux. Le vieux moine avait tant de choses à apprendre à ce jeune que sa seule présence lui redonnait espoir et lui rendait presque sa joie de vivre.

 

Ils firent tous les deux une longue route. Le vieux moine lui apprit des tas de choses sur la façon de vivre en voyage : comment se débrouiller dans la forêt, en s’abritant du soleil et de la pluie, comment se nourrir et dormir tranquille. Il lui apprenait des chansons, des histoires et des contes. Le jeune Bateleur s’était mis à beaucoup réfléchir sur la vie et sur bien des mystères. En sa compagnie, il s’ouvrait à la vraie Magie : pas celle de la prestidigitation ! mais celle qui fait ouvrir les coeurs et guérir les corps. Celle qui fait jaillir les cadeaux de la vie alors que  l’on s’y attend le moins.

 

Où Le Bateleur découvre la vraie Magie

 

Un jour que le soleil éclairait les champs à perte de vue et qu’une légère brise caressait les visages, le vieil Hermite annonça à Bateleur qu’il voulait reprendre seul sa route. Le jeune sentit ses mots comme un grand coup de poing à l’estomac. Il s’était attaché à cet homme qui l’avait guidé, enseigné et accompagné pendant des jours. Il restait silencieux. Dans sa tête défilaient à nouveau les images de la tempête qui avait emporté avec sa table tous ses objets. Il se trouvait projeté à nouveau dans un drame, celui d’un abandon qu’il n’avait pas encore pu digérer…

 

L’Hermite voyait bien ce qui se passait. Il le prit dans ses bras, lui communiquant son énergie chaude et bienfaisante, tendre et forte. Puis il lui dit :

“tu as grandi maintenant, suis ton coeur” et il partit.

 

Bateleur le regarda partir puis il fit volte-face et se mit lui aussi en route. Il se sentait nourri de l’énergie qu’il venait de recevoir. Il sentait et observait cetet énergie chaude dans son corps. Il ne savait pas ce qu’il allait faire de sa vie, mais une petite flamme brûlait quelque part en lui.

 

Tandis qu’il marchait à grands pas sur un petit chemin au bord des champs, son regard fut attiré par une lame qui brillait au soleil. En se baissant, il vit un petit couteau qui ressemblait à celui qu’il avait pour faire ses tours et qui lui servait à couper toutes sortes de choses. Il le replia et le mit dans son sac, pensant que la vie venait de lui faire un cadeau. Un sourire se formait sur ses lèvres.

Un refrain refaisait surface et il se mit à chanter  : “J’irai au bout de mes rêves, où la raison s’achève…”

 

Quels étaient les rêves du Bateleur  ?

 

Il repensait à la magie illusionniste de ses tours qui maintenant lui semblaient loin. Mais son esprit se tournait vers la Magie qu’il avait appris à observer avec L’Hermite. Ainsi, ensemble, chaque fois qu’ils avaient faim, ils rencontraient une femme qui les invitait à sa table, où un travailleur qui leur proposait de partager son casse-crôute. Ils les remerciaient toujours avec une histoire, une chanson, ou un récit qui venaient leur apporter des réponses, un réconfort, ou un soutien. Ces rencontres étaient “magiques”, inexplicables. Elles ouvraient le coeur et donnaient envie d’aimer la vie.

 

Tout au long de sa route, il fit lui aussi des rencontres particulières où il retrouvait comme par enchantement les objets qu’il avait perdus. Il se remit à faire ses tours, mais au lieu de rester sur la place du village, comme il l’avait toujours fait auparavent, il allait maintenant de villes de villes. Il était toujours un Bateleur qui divertissait les passants, mais c’était maintenant  très différent. Il se sentait pleinement présent lorsqu’il dansait ou chantait  et il était le témoin de petits miracles qui surgissaient chaque jour : le sourire d’un enfant triste, le regard lumineux d’un paysan, la beauté d’une femme qui le regardait, des échanges inattendus, la chanson d’un montagnard qui venait l’accompagner…

 

Le Bateleur ne se sentait plus abandonné. Il s’abandonnait à chaque instant de sa vie. Et, lorsqu’il pensait à L’Hermite, son coeur se gonflait d’amour.

 

 

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4 Commentaires

  1. edward

    Magnifique, émouvant,le Tarot de Marseille rendu vivant ; ne possédant pas vos talents ni votre bagage psychologique cette approche émotionnelle qui est celle des histoires, des contes et légendes m’est particulièrement agréable.

    • Hélène

      Mille mercis Edward ! super … je vais continuer bien que ce soit plus difficile pour moi que d’écrire un article ! Mais, les histoires nous permettent d’aller plus en profondeur en soi, il me semble…
      Rien ne vous dit que vous n’avez pas de talent !! je croyais ne pas en avoir ! à bientôt !

  2. Thomas

    J’ai adoré cette histoire 🙂

    • Hélène

      Merci Thomas ! Trouvez-vous que les histoires ajoute quelque chose à votre approche du Tarot ?

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